29.03.2009
Hope vs. Money

11:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : brawn gp, formula one
06.03.2009
Cette ligne sur l'horizon

Cela n'est un secret pour personne. U2 a sorti il y a 4 jours un nouvel album "No Line On The Horizon".
Je ne suis pas critique musical et mon avis ne vous interesse pas, je ne vous parlerai donc pas du contenu. Mais cet album e sera pas meilleur que les autres. Une fois de plus. Et pourquoi, me direz-vous ? Parce que U2 appartient à l'inconscient collectif des gens de ma génération. Les autres albums légendaires font pas trop référence à des moments de nos vies que, souvent, nous nous rapellons avec amertume. J'avais 15 ans à la sortie de Joshua Tree, la vie était belle, les possibilités infiinies : les filles, le boulot, la musique, la gloire (?) ou la fortune. Tout pouvait arriver. Tout pouvait encore arriver. Les albums à l'époque s'achetait en vinyls ou en cassette (dingue !). Et on lisait les paroles, on buvait la musique, on écoutait tout l'album ad nauseam, on connaissait le nom des producteurs, des "additionnal vocals", on lisait même les remerciements. Le temps qui passait était notre allié, il nous emmenait vers autre chose, autre chose de forcément mieux que nos petites vies au lycée/collège en banlieu parisienne. On voyait des stades bondés, des gens les larmes aux yeux, on voyait même l'espoir d'un monde meilleur. Je suis même allé voir "Rattle & Hum" au cinéma. Je suis resté dans la salle pour le voir deux fois. C'était grand. Je voulais être comme eux. Faire de la musique, vivre "rock", précher la bonne parole, la paix la liberté sur des scène de stades bondés de ces gens qui allaient changer le monde, avec moi.
Il faut dire que c'était une autre époque. Il n'y avait que 4 chaînes de télé, le mur de Berlin se tenait bien droit au milieu de l'Europe, l'Afrique du Sud gardait en ses prisons Nelson mandela, les russes occupaient l'Afghanistan, Khomeiny était bien vivant.
Et puis, que s'est-il passé ?
Et bien pas mal de choses en fait. Il s'en passe d'ailleurs tout le temps. Mais j'ai l'impression que la différence majeure d'état d'esprit entre aujourd'hui et il y a vingt ans en arrière, c'est cette absence d'éventualité positive dans l'avenir. IL y a vingt ans, on y croyait en l'avenir, on espérait que ça irait mieux, on avait un vague idéal d'accomplissement dans le travail. On pensait faire tomber les grandes injustices du monde.
Et je pense qu'aujourd'hui on y croit plus. Chacun espère juste que cela va continuer comme ça, en croisant les doigts pour que cela ne soit pas pire. La démocratie avance doucement, même la Chine va s'y mettre (personne n'en doute), et chacun subit plus ou moins le Monde et ses mécanismes complexes. la crise financière en cours en est un bon exemple. Il n'y a plus d'espoir politique, à part peut-être aux USA avec Obama, les gens se désengagent globalement. Après avoir montré à chacun que le mythe du goldenboy 80's qui bosse 75 heures par semaines pour rouler en Ferrari le week-end en allant au golf ne tient pas debout, arès avoir expliqué que la réalisation de soi était avant tout spirituelle, intérieure, dans l'accomplissement d'un quotidien "citoyen" ou dans la recherche d'une plénitude dans la banalité d'une vie ordinaire, on se rend compte désormais que les rêves sont brisés. On croit en la célébrité explosive de la télé-réalité, on se défonce au "hard-drinking" dès 13 ans (!), le monde est à porter de souris par wifi ou bluetooth, les idéaux sont ceux d'un maintient de l'ordre actuel "pour les futures générations" dans un "développement durable"... Whaou, comme j'aimerais avoir 15 ans aujourd'hui...
Aujourd'hui, où sont nos idéaux ? Même s'ils ne sont jamais réalisables, ils nous aident au moins à vivre.
C'est peut-être parce qu'il y avait une ligne sur l'horizon que nous savions où aller. Et que nous tentions de le faire.
15:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : u2, no line on the horizon, the joshua tree
19.01.2009
Les clefs de la boutique de bonbons.
Les nouvelles sont bonnes.
J'entends par là que la crise est là mais que nous sommes au courant. Donc on va s'en occuper. On sait faire. Le problème c'est que la crise est arrivée sans prévenir. Sinon, on aurait pu s'y attendre, prévoir le coup. Bon, quand je dis "prévoir", je ne dis pas "éviter", je dis juste "prévoir" dans le sens où les gars qui auraient été au courant se seraient débrouillés pour en profiter encore un peu. Non pas que ces gars-là soient des incapables. Qu'aurions-nous fait à leur place ? On aurait mis de côté, on aurait prévenu, on aurait joué les oiseaux de mauvais auguren. Non. On aurait fait pareil, on aurait mis les bonbons dans nos poches jusqu'à les faire craquer, on en aurait mangé à se faire péter le ventre. On aurait acheté du Madoff à 10%, et pourquoi non ? La machine à fabriquer des riches et du pognon tournait à plein régime, on a pas penser à vérifier s'il y avait de l'huile dedans.
Donc la crise, on s'en occupe. On prête des quantités démentielles d'argent pour "assurer la fiabilité et la pérénité du système financier international". Kesako. Rien, ma bonne dame. C'est juste que l'on efface l'ardoise. On repars à zéro (et non à moins 1000 milliards, même si ça ne veut plus dire grand-chose). On prend surtout bien soin de laisser les mêmes incapables à la même place avec les même outils et le même système. C'est génial. On remplace un système défectueux par... le même ! On laisse une fois de plus les clefs de la boutique de bonbons à des gamins affamés et obèses.
Bravo il fallait y penser.
Moi, je m'en fout, je n'ai pas prêté un rond à Madoff. Avec mes sous, j'achète des bagnoles pour polluer la planète avec mes 165 gr CO2/km. J'ai déjà fait 2500km. je suis un monstre. En plus je roule super vite. J'ai encore eu un PV pour mon anniversaire. Même les mesta de l'administrations fiscale pensent à moi. Mieux encore, pour sauver des vies (je croyais que l'on était pourtant déjà trop nombreux sur terre compte-tenu des ressources limitées de notre planète ?) on va éteindre les autoroutes. Dingue. Les gens roulent trop vite la nuit sur des portions éclairées et -les cons- ils ont des accidents. Dans l'obscurité, les gens roulent statistiquement moins vite parce qu'ils ont peur, donc ont moins d'accident -c'est là que la démonstration est étrange- donc c'est mieux. Voilà. Donc pour nous sauver, on éteint les routes, pour que l'on roule la peur au ventre, doucement.
Je crois que je vais acheter un tazer et électrocuter avec un facteur pour calmer ma colère. Je le testerai bien sur un gendarme mais comme ils sont armés, c'est trop dangereux. Ou alors il me faut agir la nuit, dans le noir, la peur au ventre.
18:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : news tazer vitesse crise

