13.02.2008

Henri Salvador. Fin de l'histoire.

 

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Ca y est Henri Salvador est mort. L'éternelle jeunesse rigolarde, symbole d'une vieillesse assumée et sympathique, s'est éteinte. Ca va pleurer sec dans les maisons de retraite. On ne peut donc pas vivre éternellement. Dur. L'ami Salvador, né en Guyane il y a un bail avait réussi à devenir le symbole de la joie interminable, son sourire définitivement rivé au visage. Il pétait le feu parait-il !

Ses succès sont incontestables, ses années passées auprès de Django, Ray Charles ou Petrucciani lui assurait une crédibilité musicale intacte malgré ses dernier errements musicaux d'une mièvrerie déprimante.

La France va le regretter.

Mais je ne crois pas que c'est l'homme qui manquera le plus à notre pays, c'est le symbole. Salvador donnait à chacun (et spécialement à ce chacun qui avait 80 ans passés) l'illusion que l'on vivait toujours heureux, en bonne santé, toujours rigolant, en descendant des Pastis avec les copains boulistes de St Tropez. L'illusion d'une vie éternelle, du comme-back sur scène à 80 ans, et du succès renouvelé. Et bien non, tout a une fin.

 Ce n'est peut-être pas un hasard si ce blog commence aujourd'hui.

Henri Salvador a certainement été très heureux, il attendait la mort même si tout le monde voulait croire que non. 

Au fait, notre brave Henri trainait aussi ses casseroles : en plus d'être un supporter du PSG, il aurait eu un fils qu'il n'aurait jamais reconnu.

 Salut l'artiste, la bise à Django.