03.07.2008

Ingrid (suite et fin ?)

Youpi. C'est fini. Ingrid est libre.

Plus de problème sur terre. Je vais enfin dormir tranquile et à tous ceux qui vont encore se plaindre (malades, esclaves, otages non libérés, pauvres, orphelins...) je leur dit "Stop ! Réjouissez-vous ! Ingrid est libre ! Vos problèmes se sont envolés !"

Tant mieux pour elle. Mais franchement, c'était vraiment ça le seul problème auquel notre plantète est confronté ?

On pourrait aussi faire les gros titres et une édition spéciale à chaque fois qu'un patient recoit (enfin) un organe qu'il attend depuis plusieurs années et qui lui sauve la vie. Oui mais voilà, on ne le fait pas, on s'en fout.

Bon et les autres, vous y pensez ? Ceux qui bossent au comité de soutien ? Ceux qui impriment les tracts ? Le traiteur qui fait les petits fours quand un ministre débarque à l'association ? Le gars qui vend les t-shirts et les banderolles ? Tout le monde à l'ANPE. Viré, fini. Et la pauvre Ingrid qui est devenue citoyenne d'honneur d'un bon millier de bleds en France, elle va devoir aller tous les visiter ? Elle a plutôt intérêt à s'abonner au télé-péage, la pauvre...

 Voilà, c'est fini, on va pouvoir parler d'autres choses, moins graves : le pétrole, les chinois, le réchauffement dérèglement climatique, le SIDA qui tue 3 millions de personnes par an...

  Maintenant, l'autre phase va commencer : les bouquins, les articles (on en verra même dans "cuisine magazine", sur la cuisine colombienne), le film (avec Angelina Jolie ?), les téléfilms, les objets dérivés... Imaginez le mug battledress avec la photo d'Ingrid, les menottes gravée pour les clubs SM, les t-shirts pour les jeunes rebels. Le chanteur de Tokio Hotel en portera peut-être un sur scène ?

Voilà, c'est fini. Vive la France (et viva Zappata).

30.03.2008

Ingrid (2)

1848596502.jpg 100 millions de dollars.

 C'est le prix d'Ingrid Betancourt.

Uribe a proposé aux FARC l'imunité et 100 millions de dollars pour la libération d'Ingrid.

Il est vrai qu'elle est gravement malade et qu'il apparaît (encore et encore) urgent de faire quelque chose. Mais là n'est pas le problème. La vraie question est de savoir ce qu'Uribe aurait proposé pour VOUS. Et oui, si vous aviez été dans la jungle colombienne pendant vos dernières vacances (en quête des origines du café colombien si onctueux) et qu'au hasard d'un chemin vous ayez croisé les FARC... Vous seriez otage vous aussi. Et combien vaudriez-vous : $10.000 ? $100.000 ? $1.000.000 ?

 En fait, combien ? 0,0001 Ingrid ? 0,001 Ingrid ? moins ?

 A vous de voir. Et posons nous la question de savoir combien d'autres otages des FARC pourraient être libérés pour la même somme.

 Bon dimanche. Et n'oubliez pas de ragarder Michel Drucker cet après-midi.

 

08.03.2008

Ingrid

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Bon, il faut libérer Ingrid Betancourt. Je coris que l'on est tous d'accord, sauf les FARC.

Qu'elle soit allé narguer ses ennemis au milieu de la jungle, qu'elle ait quitté ses enfants pour devenir présidente de ce pays de trafiquants de drogue, cela n'est pas grave. Qu'on veuille nous faire croire que son sort est plus important que celui des autres otages, ce n'est pas grave non plus. Que l'on nous raconte qu'elle est le symbole de la femme moderne ça l'est un peu plus. Rappelons que la charmante Ingrid faisait dans la jungle sa campagne électorale pour devenir présidente. Serait-ce une carriériste ?  Et la question qui me brûle les lèvres : a-t-elle un lien avec la puissante famille Bettencourt qui dirige l'Oréal ? Vous vous souvenez l'Oréal cette charmante multinationale qui participa à la vie politique française en finançante le complot d'extrème droite connu sous le nom de "la Cagoule" (avec entre autres la famille Michelin), qui a soutenu un parti politique peu recommandable (vous savez celui dont un dirigeant vient juste d'admettrel'existance des chambres à gaz nazies), et qui dans l'immédiate après guerre a embauché à des postes-clé des hauts fonctionnaires allemands dans ses filliales d'amérique centrale et latines. Non, je ne peux pas croire que la charmante Ingrid soit liée à ces gens-là.

 Bref libérons Ingrid, cela nous fera de l'air, on pourra passer à autre chose.

Comprenons-nous bien, je ne souhaite pas de mal à Ingrid mais son enlèvement n'est pas non plus le fait du hasard. Il faut se souvenir que les FARC se considèrent comme étant en guerre (le gouvernement Colombien, d'ailleurs négocie avec eux en les bombardant). C'est une nuance majeure. Elle ne pouvait pas croire que les FARC allaient finalement être plutôt "sympas" en fait.

 Donc libérons Ingrid.

Les autres otages on s'en fout, les prisoniers politiques chinois, tibétains, les tchétènes, le Darfour, les Ivoiriens, ont s'en fout. Seule compte Ingrid.

Le chanteur Renaud, connu pour la qualité de ses choix politiques, ne s'y est pas trompé.